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Gafsa....
Située aux portes du désert, Gafsa, l'antique Capsa, l'oasis la
plus septentrionale du pays, était une importante cité numide.
Elle a été conquise par les Romains qui en ont apprécié l'emplacement
près d'un col fréquemment emprunté par les caravanes. Ils en ont
fait l'étape principale sur la grande voie stratégique qui reliait
Haïdra (Ammaedra) - où se trouvait le camp de la IIIe Légion d'Auguste
- à Gabès. La religion chrétienne s'est beaucoup développée dans
la cité et sa région. Jusqu'au XIIe siècle, ses habitants, en partie
encore chrétiens, parlaient un mélange de berbère et de latin.
C'est dans les environs de la cité qu'on a découvert des gisements
préhistoriques contenant les vestiges d'une civilisation que les
préhistoriens ont appelé civilisation capsienne. De la période
romaine, il ne reste pratiquement que des piscines. Il s'agit de
deux bassins entourés de hautes murailles en pierre de taille et
alimentés par des sources jaillissant du fond des bassins. Gafsa
possède une médina qui ne manque pas d'intérêt malgré son état
de dégradation. Les oasis de montagne Elles sont au nombre de trois,
d'une fascinante beauté : Chébika, Tameghza et Midès. Poste militaire
édifié par les Romains, Ad Speculum s’accrochait à flanc de montagne,
aux confins du lime, sur la voie reliant Theveste (Tébessa) en
Algérie à Tacapa (Gabès) sur la côte orientale de Tunisie. Pour
communiquer avec les postes voisins, les légionnaires utilisaient
un miroir réfléchissant. Ce site merveilleux est aujourd'hui occupé
par le village de Chébika dont l'ethnologue et écrivain français,
Jean Duvignaud, dit : "Alors apparaît Chébika. Mais très loin,
comme une touffe au flanc de la montagne qui, depuis le désert,
devient transparente tant sa couleur s'éclaircit". Les constructions
sont faites de pierre et de terre, à mi-hauteur de la montagne,
sur une sorte de plate-forme dominant l'oasis, la gorge de l'oued
et une profonde crevasse. Dans une gorge encaissée, encadrée par
des rochers rouges, coulent, à 500 m de village, sur un lit de
sable blanc, des sources qui irriguent les palmiers. Le lit de
l'oued est coupé par une charmante petite cascade. Le village primitif,
en ruine, est aujourd'hui abandonné par ses habitants, relogés
non loin du site. Il n'en est que plus impressionnant. ہ quelques
kilomètres de Chébika, El Khanga est une petite oasis située à
l'entrée d'une gorge. Le paysage que traverse la route, courant
au-dessus de belles gorges, est grandiose. En empruntant cette
route, on aboutit, après avoir franchi l’Oued El Khanga, à Tameghza.
Tamerza est peut-être l'antique Ad Turres, poste défensif romain,
devenu, à l'époque byzantine, siège épiscopal.




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